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Traits autistiques
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Troubles envahissants du développement
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Le "RETARD FRANCAIS"
Le « retard français » s’observe à tous les niveaux :
Ignorance de l’ampleur du phénomène
90 % des français ne connaissent pas la prévalence de 1/100 (43% estiment qu’elle est de 1/1500, 47% de 1/15 000).

Incompréhension du handicap
« Ce n’est pas un handicap mais un atout » (autisme = intelligence hors norme) !
« Un autiste est un psychotique »
« L’autisme, c’est quoi en fait ? Ca semble compliqué cette maladie !. »

• Manque de dépistage précoce
Alors que l’on peut repérer les premiers signes dès 18 mois et poser un diagnostic entre 2 et 3 ans, le dépistage intervient en moyenne e 6 ans. On perd ainsi 3 e 4 ans d’intervention à un âge où la plasticité cérébrale permet d’accomplir d’énormes progrès.

• Méconnaissance de la pathologie chez les professionnels
1 médecin sur 3 ne sait pas ce qu’est l’autisme.
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• Archaïsme des prises en charge.
Les enfants autistes sont encore trop souvent orientés dès leur plus jeune âge vers des institutions, où les programmes d’intervention sont la plupart du temps archaïques et inefficaces, accentuant leurs difficultés d’adaptation sociale et entraînant des coûts sociaux considérables.

• Développement des méthodes d’accompagnement adaptées totalement insuffisant
> 24 projets expérimentaux validés par l’Etat seulement (ne concernant que quelques dizaines d’enfants chacun) quand 8 000 enfants autistes naissent chaque année !
> des dispositifs que sont obligées de mettre en place les associations de parents.

• Faiblesse des aides financières allouées pour promouvoir des programmes adaptés.
> Un budget trop lourd pour les parents : la plupart des familles ne bénéficiant de ce fait au mieux que de quelques heures d’intervention par semaine, alors qu’on sait qu’une intervention doit être intensive pour être efficace.
> Les économies faites à très court terme vont inévitablement condamner l’enfant à finir en milieu protégé, au lieu de lui permettre de parvenir à l’autonomie et lui offrir ainsi un vrai projet de vie.
> Investir sur les jeunes autistes en matière d’accompagnement sera, comme le parlement québécois le signale dans un récent rapport, source d’importantes économies à terme.

• 80% des enfants non scolarisés
(soit 70 000 enfants) alors que beaucoup pourraient trouver leur place à l’école ordinaire, moyennant un accompagnement adapté. L’accès à l’école, prôné par la loi de 2005, n’est dans les faits pas acquis.
65% des enseignants estiment que la place d’un enfant autiste est dans un établissement ou un institut spécialisé.
Le droit à l’éducation reconnu à tous les enfants n’est dans tous les cas pas accordé aux enfants avec autisme, que celui-ci soit donné à l’école ordinaire ou en établissement spécialisé.

• Une situation dramatique pour les adultes
Beaucoup sont enfermés dans des institutions inadaptées. Aucun autre pays au monde ne réserve l’enfermement systématique à ses adultes autistes. Quand ils ne le sont pas, le manque d’accompagnement est prégnant, et lorsqu’ils cherchent à trouver leur place dans notre société, ils demeurent souvent victimes de discriminations.

• Une recherche en panne
Si des pistes émergent en matière de recherche fondamentale et appliquée, aucun consensus sur les axes de recherche n’existe e ce jour. L’effort financier minimum n’est par ailleurs pas consenti en France, à l’inverse des Etats-Unis qui en ont fait une priorité de recherche.

(Article tiré du dossier du Collectif "ENSEMBLE POUR L'AUTISME")
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